[éditorial] Vérités et mensonges photovoltaïques

[éditorial] Vérités et mensonges photovoltaïques

Dans un journal d’information, il arrive que l’actualité appelle un regard critique de la rédaction : c’est l’éditorial.

En parallèle de ce rétablissement factuel, l’association Amilure publie une analyse du contexte juridique et politique du dossier.

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Depuis le 19 septembre, date de l’attaque de Boralex sur le site pressenti pour une centrale photovoltaïque de 16,7 hectares, malgré (ou plutôt : pour contourner) le recours en attente de jugement déposé par Amilure, ce dossier a produit une actualité dense, qu’on retrouve sous le sujet « photovoltaïque » dans nos articles. Qu’en est-il aujourd’hui ?

Pour résumer, le défrichement a été opéré en 3 jours, et le débardage a duré quelques semaines, y compris la réduction et l’évacuation de l’ensemble des arbres abattus sous forme de plaquettes, jusqu’au broyage des pierres qui s’est terminé début novembre malgré l’injonction préfectorale d’achever ce chantier avant la fin octobre. Le référé porté par Amilure a été rejeté au motif que la préservation de la nature ne constitue pas une liberté fondamentale, et les plaintes pour défaut d’affichage réglementaire du permis de défrichement n’ont pas abouti pour cause d’une embrouille entre la gendarmerie et le tribunal – pénal ou civil ? Depuis, sur le terrain rien ne bouge.

(Merci à Alain Costes qui a rendu cette vidéo possible avec son engin volant.)

Cependant, dimanche 4 décembre, le collectif Elzéard a appelé à la mobilisation – voir le programme de la journée.

La message officieux que diffuse l’opérateur auprès des riverains est que la pose des panneaux se fera par pieux battus (une technique consistant à enfoncer les pieux de soutien directement dans la pierre – voir explication ici) l’été prochain. On lit, dans le texte évoqué plus loin, que 20 000 panneaux seront mis en place. Combien de trous dans la roche faut-il prévoir par panneau ? Le bruit engendré par les engins capables de percer le calcaire sur au moins 50 cm, après le forage du sol jusqu’à 2,3 m (voir description technique issue de l’étude d’impact), va donc nous accompagner pendant tous les mois estivaux, pour le plus grand bénéfice des résidents et des touristes en location, et cela s’entendra à des kilomètres – préparez les boules Quies.

En attendant, suite aux manifestations hostiles au projet, Boralex a voulu communiquer plus officiellement par un site Web dédié qui chante les louanges de la démarche. Ce texte (que la commune a fait imprimer et tient à disposition à la mairie) contient un certain nombre de faussetés et de contrevérités qui relèvent de la désinformation – il est navrant de voir certain(e)s Crussien(ne)s le reprendre à l’encontre des opposants, prenant naïvement pour argent comptant les propos du principal bénéficiaire du projet, forcément non crédible. Voyons cela en détail.

Le bilan énergétique de notre département est déficitaire

La région Provence-Alpes Côte d’Azur est la 1ère région ensoleillée de France, pourtant, elle ne produit que 40% de l’énergie qu’elle consomme. Les 60% restant sont importés et une partie provient d’énergies fossiles, responsables du réchauffement climatique.

Pourquoi c’est faux

Ce calcul a été mainte fois dénoncé. D’abord, ce n’est pas un défaut de solidarité que de rejeter l’amalgame avec les autres départements de la région, finalement assez hétérogène : nos ressources et nos besoins sont différents. A la rigueur, nous pouvons faire cause commune avec nos voisins des Hautes-Alpes, dans une situation relativement identique – faible densité, grand territoire, immenses forêts, haut potentiel énergétique…

Or, le déficit de nos deux départements repose sur une illusion d’optique bien identifiée : notre production hydroélectrique n’est pas comptabilisée à notre actif, parce qu’elle serait paraît-il dédiée au national – entorse comptable sans fondement, et sans explication, qui ne sert apparemment qu’à fournir des arguments aux promoteurs de notre industrialisation forcée. C’est ainsi 3 500 GWh (trois milles cinq cent millions de kilowatts heures) que produit le 04 sans qu’ils nous soient comptés, bien que nous assumions les coûts environnementaux de nos barrages, de nos canaux, de nos lignes à haute tension, etc. – et de façon non intermittente, contrairement à l’éolien et au solaire.

Notre bilan énergétique est donc largement excédentaire, n’en déplaise à ceux qui nous offrent généreusement de l’améliorer.

Pourquoi c’est pire encore

Boralex ne devrait pas évoquer le réchauffement climatique qui est, comme personne ne le nie maintenant, principalement dû aux émissions de CO2. Les composants de ses panneaux photovoltaïques sont chinois (ce qu’il n’avoue pas mais on peut parier que s’ils étaient français, l’industriel s’en prévaudrait ouvertement). Or, le passif carbone des panneaux chinois est double par rapport aux panneaux français, eu égard à la relative décarbonation de l’électricité française – et cette estimation ne prend pas en compte les coûts de transport, sachant la consommation de mazout énorme que font les bateaux.

Ce projet a sauvé un territoire ravagé

Après un incendie ravageur en 2004 dans la forêt de Cruis, la commune a lancé, en 2009, un appel d’offre pour revaloriser les parcelles détruites afin d’y développer un projet solaire. Boralex a été retenue dans ce cadre par la commune de Cruis et s’est dès lors employée à développer un projet de production d’énergie renouvelable destiné à donner une seconde vie au site incendié.

Pourquoi ce n’est pas juste

Dès 2008, l’ONF avait replanté des cèdres Atlas sur l’essentiel du périmètre pressenti. Le site était donc déjà en train de revivre. En septembre, quand les tronçonneuses ont débarqué, les arbres avaient 5 ou 6 m et 14 ans de vie sur le site. On peut difficilement imaginer une forêt plus vivante. Par contre, comme on le constate aujourd’hui, c’est la mort qui a résulté de l’opération : plus un arbre ni aucun arbuste ne subsiste, et le milieu naturel de la faune a disparu. Ils seront remplacés par des constructions de verre, de métal et de plastique.

C’est ce que Boralex appelle « une seconde vie ».

Prise en compte des parties prenantes

Le projet de Cruis est le résultat de plus de 5 années d’études, et d’une phase de développement d’environ 10 ans, réalisé en concertation et en bonne intelligence avec les parties prenantes, les services de l’Etat et les élus locaux.

Pourquoi c’est faux

La bonne intelligence était naturellement de mise entre les protagonistes du projet – commune, préfecture, opérateur… Les enquêtes publiques (PLU et permis de défrichement et de construire) ont été à peine annoncées mais ont quand même récolté un maximum d’avis négatifs, dont le commissaire enquêteur a jugé qu’ils n’étaient pas pertinents. Par ailleurs, une pétition contre le projet a recueilli 19 000 signatures – débordant le périmètre local mais l’incluant aussi. Le CNPN (Centre national pour la protection de la nature) a émis un avis négatif. Enfin, Amilure a rapidement exprimé son opposition. A aucun moment Boralex n’a choisi de rencontrer publiquement les opposants – donc pas vraiment de concertation, ni de bonne intelligence.

Nombre de foyers alimentés

[La centrale solaire de Cruis] sera équipée d’environ 20 000 panneaux solaires qui produiront chaque année l’équivalent de la consommation électrique d’environ 19 000 habitants, soit deux fois la communauté de communes Pays de Forcalquier.

Pourquoi c’est faux

Les chiffres donnés par ailleurs dans le texte font valoir une capacité théorique de 14,8 MWc (14,8 mégawatts crête) et 26 GWh/an. Déjà, une simulation sur le site reconnu de la Commission européenne, PGIS, donne pour cette ressource photovoltaïque, avec une orientation et une inclinaison optimales, une production annuelle de 23 002,54 MWh (ou 23 GWh/an), 12% de moins qu’annoncé – et ce chiffre est valable en année 1, alors que le rendement baisse chaque année. Par ailleurs, on trouve en divers endroits, dont ce site de l’état, le chiffre de 2 223 kWh/an comme consommation moyenne par individu en France (l’estimation des différentes villes sur la même page montre que le sud ne consomme pas moins que le nord, au contraire), ce qui donne environ 10 000 habitants pour absorber la production de la centrale de Cruis – pratiquement 50% de la valeur annoncée.

Par ailleurs, ces chiffres ne tiennent pas compte de la déperdition de production due à la distance avec le poste source, à Limans, auquel la centrale sera raccordée, soit une quinzaine de kilomètres de tranchée. Selon les sources, cette déperdition se situerait entre 10 et 30% pour la ligne de 20 kV prévue.

Echec des plantations

A la suite de l’incendie de 2004, le sol a été massivement détruit. De nombreuses tentatives de plantation ont été faites et sont demeurées très insuffisantes sur ce secteur très caillouteux.

Pourquoi c’est faux

Les documents vidéo cités plus haut attestent de la densité de la forêt de cèdres qui a été défrichée. Ce jugement d’insuffisance est gratuit (si l’on peut dire) et non motivé. En fait, dans un premier temps la DDT avait considéré que le potentiel forestier de la zone était fort. Ce n’est qu’ensuite, apparemment à la demande du préfet, que cette estimation a été revue à la baisse.

Indépendance de l’étude d’impact

Pendant près de 5 ans, une étude d’impact a été réalisée auprès de bureaux d’études indépendants

Pourquoi c’est inexact

La principale étude d’impact, le socle de la demande de permis de construire, a été réalisée par le cabinet Antea Group, d’Aubagne. Le maître d’ouvrage de cette étude, c’est-à-dire celui qui choisit le prestataire et qui le paye, est Boralex (comme on le voit dans ces premières pages). L’autre étude capitale du dossier correspond à l’évaluation du potentiel forestier réalisée par l’ONF. On voit sur la première page de cette étude que le client, autrement dit le payeur, est Boralex.

Comment peut-on alors parler d’indépendance ? Il est normal que l’opérateur finance les études que nécessite son projet, mais c’est l’Etat qui devrait être maître d’ouvrage et facturer à l’opérateur, pour éviter tout conflit d’intérêts. Le cas de l’ONF est doublement troublant dans la mesure où l’institution va toucher de l’argent pour la dédommager du chantier de replantation anéanti par le défrichage – son avis n’est donc pas crédible.

La zone est minimale

La zone où se situera le parc donc est un espace de 17ha, ce qui représente seulement 1% du massif.

Pourquoi ce n’est pas pertinent

Quel est ce massif ? La forêt de Cruis ? La montagne de Lure ? Et pourquoi pas tout le département ? La taille de ce futur projet est de 17 hectares. Quel que soit le pourcentage que cela représente par rapport à un périmètre arbitraire, cela fera toujours 17 hectares de forêt qu’on aura sacrifiés sur l’autel du profit industriel, seule cause véritablement en jeu ici.

Préservation de la faune

Afin d’assurer des zones de préservation, des clairières et des gîtes à reptiles vont être créés. Les arbres vieillissants seront quant à eux maintenus afin de préserver les espèces présentes.
Grâce à la mise en place et au suivi de ces mesures la faune présente sur site, mais également autour du parc, sera totalement préservée.

Pourquoi c’est absolument faux

A l’heure actuelle, la seule vie qui subsiste sur place est une population d’insectes et de microorganismes adaptée à l’absence de couvert végétale. Toute autre espèce animale a disparu de ce désert que les pluies vont finir de minéraliser.

Avantages du projet

Avantages (tableau graphique) : créer des emplois de qualité, compensation des gaz à effet de serre, soutenir les fournisseurs locaux, améliorer la qualité de l’air, augmenter les recettes fiscales des municipalités, alimentation énergétique de la région PACA.

Pourquoi c’est tendancieux

Voyons cela point par point.

Quels emplois de qualité ? Les entreprises locales seront (on l’espère) mises à contribution pour la construction, mais une fois la centrale en place aucun personnel local n’y sera attaché. Pour vous en convaincre visitez le site des Cigalettes près de chez nous, réalisé par le même opérateur : vous n’y verrez jamais personne.

Pour la compensation des gaz à effet de serre, on a vu plus haut que le bilan carbone des matériels utilisés compromettait sérieusement cet objectif.

Quant aux fournisseurs locaux, on peut légitimement se demander qui ils sont. Les panneaux et les structures métalliques, ainsi que les fournitures électriques, viendront certainement d’ailleurs. Peut-être les entreprises locales seront-elles impliquées dans la mise en place mais, sur d’autres chantiers, on observe surtout la présence de main d’œuvre non locale – facilement détectable du fait qu’on n’y parle souvent pas français.

Améliorer la qualité de l’air ? Cette affirmation reste une énigme.

Pour ce qui est des recette fiscales, aucun chiffre officiel n’a été publié. On imagine qu’une implantation industrielle doive s’acquitter de charges fiscales mais depuis la disparition de l’impôt sur les sociétés, que reste-t-il ? Et à destination de quel échelon des collectivités ?

Enfin, l’alimentation énergétique de la région relève de la vue de l’esprit. D’une part la logique du réseau repose sur une distribution nationale. D’autre part nous n’éprouvons aucune solidarité par rapport aux objectifs de production qui nous sont imposés, fixés arbitrairement par des technocrates urbains à des années-lumière des contingences du terrain.

Le choix de la période d’intervention

Le calendrier des travaux a été choisi de manière à éviter et réduire l’impact sur la faune locale.

Pourquoi c’est inexact

L’étude préalable a identifié les périodes de moindre impact sur la faune. Cette contrainte est intégrée au permis de construire et l’opérateur n’avait pas d’autre possibilité que de la respecter. On ne peut donc pas parler de choix.

Le calendrier

Pourquoi les travaux préalables ont débuté ?

Boralex a débuté les travaux préalables afin de respecter ses engagements environnementaux. En effet, les travaux de défrichement doivent obligatoirement se faire sur la période automnale pour les raisons suivantes :
• Plus de risque de détruire ou de perturber des nichées / couvées d’espèces et
• Pas encore dans la phase d’hibernation des reptiles, ce qui leur permet de fuir devant suite au dérangement des engins

Pourquoi ça ne répond pas à la question

Boralex a obtenu les permis de défricher et de construire début février 2017. Ils ont cependant attendu jusqu’à l’automne 2019, presque 2 ans plus tard, pour boucler leur dossier sur les espèces protégées soumis à la DREAL. A l’été 2020, Amilure a déposé un recours et c’est apparemment ce qui avait fait reporter les travaux.

Le fond de la question

Au-delà des polémiques à peine chiffrées sur le dérèglement climatique, la génération et la captation de CO2, le rôle de la forêt planétaire, la pertinence relative des stratégies énergétiques, les batailles politiques… une vérité demeure, et elle ne vient pas des opposants : Réseau de transport d’électricité (RTE), filiale d’EDF, identifie dans son rapport S3REnR (page 6) dans notre région un potentiel de production de 400 MW en surfaces artificialisées. Cela correspond à 40 projets de la taille de celui qu’on nous impose à Cruis.

Dans un premier temps le message est donc simple : que ces espaces soient d’abord utilisés, que ce capital sans incidence majeure sur la nature soit d’abord purgé, et après nous en reparlerons… Avec un peu (ou beaucoup) de chance, nos dirigeants se seront d’ici là ouverts au bon sens, car c’est à l’état que revient la responsabilité d’encadrer les entreprises, amorales par définition. C’est l’état qui doit définir ce qui est bon et ce qui est juste, et non pas des milliers d’actionnaires qui ne font que ce que fait un actionnaire : gérer ses investissements, comme il se doit.

Aujourd’hui, quand on confronte Boralex à cette question, la réponse est sans substance comme on le voit dans ce reportage de France 2 dédié à la crise crussienne (extrait) :

La responsable projets France explique que la compétition (lire : les coûts) pour les surfaces dégradées est trop forte, et la pression nationale trop importante pour se limiter à ces espaces, mais sans expliquer pourquoi ils ne sont pas abordés en priorité. Aucun chiffre n’est donné, aucune source – aucune crédibilité. Cela ne fait que confirmer que le coût environnemental d’un défrichage est très largement sous-estimé. S’il était traduit en euros à sa juste valeur, les opérateurs resteraient loin.

Et alors ?

Et alors ? C’est peut-être la bonne question. Sur place, les opinions s’opposent mais la méconnaissance du dossier et des enjeux est manifeste. C’est le principe de l’envie de croire : on retient les faits qui confirment son opinion et on rejette les autres – le complotisme se nourrit de ce type de comportement. Sans preuve, mais avec beaucoup d’exemples, nous avons le sentiment que, plus on creuse l’information et plus on résiste à l’idée de dévaster les espaces naturels au profit des installations industrielles – et donc que les défenseurs de la démarche industrielle seraient les moins informés, prenant position en fonction des personnes, des idéologies, et non en référence aux faits avérés. D’ailleurs, par rapport aux nombreuses personnalités locales qui s’expriment publiquement contre ce type de projet, personne ne se lève pour prendre la parole en leur défense. Un débat dépassionné, à base de chiffres et d’études crédibles, permettrait de départager utilement les points de vue, mais cela semble malheureusement inaccessible.

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Daniel
Daniel
1 mois passé(e)(s)

Bravo pour vos informations et votre combativité

Richard
1 mois passé(e)(s)

salut citoyen, merci de démonter cette propagande.

On pouvait excuser Boralex en 2009, ce ne sont des électriciens après tout pas des écologues, mais avec les connaissances environnementales accumulées depuis ça devient difficile de pardonner. Et tu nous montres les élus de Cruis cachés derrière le panneau publicitaire.

A propos de la période du moindre impact. Dans la zoomasse terrestre, la proportion d’arthropodes (les insectes et les araignées) est de 8%. Je n’ai pas celle des reptiles, désolé. Juste pour donner un ordre de grandeur, la zoomasse humaine est de 2% … https://www.visualcapitalist.com/all-the-biomass-of-earth-in-one-graphic/
En septembre toutes ces bébêtes étaient occupées dans les arbres, dans la litière, entre les lauzes, qui à pondre qui à se faire un abri contre les frimas. Imaginez leur sidération face aux dents voraces des broyeurs ! Oui c’est un moindre impact, certes ça aurait pu être pire, mais c’est quand même la destruction d’une génération d’arthropodes et de reptiles sur 17ha. Grave pas grave ?

Comprendrons nous à temps que l’enjeu n’est pas que la décarbonation de l’atmosphère ? Le carbone c’est un symptôme du problème.
L’enjeu est la réduction de notre consommation des ressources naturelles. Le jour du dépassement (https://www.footprintnetwork.org/), ce jour du dépassement des services que la nature est capable de nous rendre annuellement, a été en 2022 estimé au 29 juillet. Avec le même protocole, il était vers le 29 septembre en 2002. On est loin du compte, non ?
Bise l’ami

de la Guéronnière
de la Guéronnière
1 mois passé(e)(s)

bonjour – vous voulez dire 400 GW et non 400 MW ??

Anne Marie B
1 mois passé(e)(s)

Re bonjour!
Cette analyse est extrêmement bien construite et documentée!
Chacun-une peut aller vérifier les dires!
J’aimerais que ceux, celles, très proches du maire, puissent en faire autant!
C’est vraiment dommage que les personnes persuadées du bien fondé de ce genre de projet ne viennent jamais, ici ou ailleurs, s’exprimer. Comment construire un dialogue lorsqu’il n’existe pas?
La démocratie c’est permettre à toute opinion de trouver sa place! Selon moi!
Je sais, et nous le savons tous, que les personnes concernées, lisent ces commentaires alors pourquoi vous ne voulez pas vous exprimer?
Je refuse de croire que ces gens soient si persuadés de détenir la vérité, qu’ils, elles, ne veuillent pas en débattre!
Je veux des coquelicots, pas des photovoltaïques.

Anne Marie B
1 mois passé(e)(s)

J’ai trouvé la plaquette explicative à Forcalquier dans une boîte aux lettres CGT! Je l’ai envoyée à Pierre

Bitterlin Sylvie
Bitterlin Sylvie
1 mois passé(e)(s)

formidable exposé ! merci

Isalabi
1 mois passé(e)(s)

Merci pour cet article. On voit, c’est vrai, des réactions très naïves face à ce projet ; des personnes qui ne regardent pas plus loin que le bout de leur nez à moins qu’elles soient animées par la défense de leurs propres intérêts auprès de la mairie. Il faut leur dire qu’ils sont perdants dans cette histoire, ils devraient se rendre compte que le grand gagnant c’est Boralex. En détruisant les paysages de la montagne de Lure pour produire de l’électricité, Boralex s’enrichit à leurs dépens et ce n’est pas les trois francs six sous que touche la commune qui vont compenser le massacre de leur patrimoine naturel.

isola
isola
1 mois passé(e)(s)

Remarquable analyse qui démonte le mécanisme infernal visant les élus : se faire manipuler par des opérateurs plus soucieux de leurs profits que de transition énergétique ! Toutes les approximations, “erreurs”, mensonges, omissions sont bonnes pour détruire les forêts… Ils jouent avec succès sur l’ignorance de nos élus qui adhèrent à ces projets rémunérateurs pour la commune en toute bonne foi ? Sans avoir compris qu’ils contribuaient à la destruction du vivant…
Merci Cruis Citoyen !

trackback
1 mois passé(e)(s)

[…] une récente documentation mise en ligne pour informer la population. Ce texte vient d’être consciencieusement démonté par notre confrère Cruis citoyen, qui en a traqué les faussetés, les omissions et les […]

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